De nombreux droits restent à protéger et à conquérir pour faire advenir une société égalitaire.
Soyons nombreuses et nombreux à nous mobiliser le 8 mars prochain dans le cadre de la Grève Féministe pour les droits des femmes et l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Il y a un an, le 4 mars 2024, la France inscrivait l’IVG dans sa constitution. Revendication de longue
date des militantes féministe, cette avancée majeure marque une victoire historique du
mouvement féministe qui a su mobiliser largement pour garantir nos droits.
Les élections législatives de l’été 2024 nous ont rappelé à quel point les droits des femmes sont
vulnérables. Face à la montée de l’extrême droite, des mouvements anti-choix et anti-droits, cette
expérience de mobilisation collective nous a rappelé que nous ne devons jamais baisser la garde
ni jamais baisser les bras.
L’extrême droite doit reculer, pas nos droits
Aujourd’hui, les droits des femmes sont plus que jamais à protéger et à défendre. Alors que les
difficultés d’accès à l’IVG persistent, et qu’une femme sur trois déclare avoir subi des pressions
lors de l’avortement de la part de mouvements anti-choix, des professionnel.les de santé ou de
son entourage, nous devons garantir la pleine liberté des femmes à disposer de leurs corps. Face
à la progression des mouvements anti-choix, nous ne devons jamais cesser de le rappeler : Nos
corps, nos choix, nos droits.
Dans un contexte de montée en puissance des mouvements masculinistes, notamment chez les
jeunes hommes, nous défendons une société égalitaire, fondée sur le respect de chacune et de
chacun. Nous réclamons pour ce faire la mise en oeuvre effective et ambitieuse de la loi de 2001
sur l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, telle que proposée par le Livre blanc
pour une véritable éducation à la sexualité.
Faire de l’égalité une réalité
Nous défendons l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, de l’école au
travail en passant par le foyer.
En France, les premières victimes de la précarité sont les femmes. Elles représentent 62 % des
personnes payées au smic et 70% des bénéficiaires des banques alimentaires. Dans un contexte
de hausse de l’inflation, de crise du pouvoir d’achat et du logement, les difficultés rencontrées par
les femmes ne cessent de s’exacerber.
Dans la sphère professionnelle, les inégalités de genre persistent. Les femmes occupent huit
emplois à temps partiel sur dix, un temps partiel bien souvent subi qui contribue à créer des
inégalités de salaire, renforce la précarité et alimente la ségrégation entre les métiers à
prédominance féminine et ceux à prédominance masculine.
Aux inégalités du monde du travail se cumulent encore les inégalités du travail domestique,
gratuit et invisible. Les femmes consacrent ainsi en moyenne 3 heures 26 par jour aux tâches
domestiques, contre 2 heures pour les hommes. Nous demandons la mise en oeuvre de politiques
publiques ambitieuses pour l’exercice d’une parentalité égalitaire, parmi lesquelles le
développement des modes de garde et la création d’un véritable service public de la petite
enfance, la défiscalisation de la pension alimentaire perçue par les mères isolées et la mise en
place d’un congé parental égalitaire et dignement rémunéré.
Moins d’impunité, plus de justice
Plus de 7 ans après #MeToo et à l’issue du procès Pélicot qui a chamboulé la perception du viol,
nous appelons à la mise en place de politiques publiques ambitieuses pour lutter contre les
violences sexistes et sexuelles et leur impunité.
Pour lutter contre les classements sans suite et mieux condamner le viol, nous demandons
l’intégration de la notion de consentement à la définition pénale du viol.
Pour améliorer le parcours judiciaire des victimes dès le dépôt de plainte et améliorer la qualité
des enquêtes judiciaires, nous appelons à la formation renforcée et continue de l’ensemble des
professionnel·les du parcours judiciaire.
Pour permettre aux victimes de se reconstruire, nous demandons le développement des centres
de psycho-trauma et la prise en charge intégrale des soins pour toutes les victimes de violences
sexistes et sexuelles.
Dans les CIDFF, le 8 mars, c’est toute l’année !
Partout dans les territoires, les CIDFF sont en première ligne pour accompagner les femmes et leur
permettre d’accéder à une pleine autonomie. Insertion socio-professionnelle, aide à la
parentalité, accès aux droits, lutte contre les violences… chaque année, les CIDFF accompagnent
plus de 150 000 femmes, dont 60 000 femmes victimes de violences, dans un cadre d’accueil
inconditionnel, confidentiel et gratuit. Ces missions sont essentielles, elles nécessitent des moyens
adaptés. Nous demandons un renforcement des moyens alloués aux associations féministes
qui agissent tous les jours sur le terrain pour permettre aux femmes de s’émanciper et de faire
de l’égalité une réalité.